Sorties au théâtre de l’Iris
Article mis en ligne le 29 novembre 2019
dernière modification le 30 novembre 2019

Le jeudi 19 décembre, la classe de 3ème 2 se rendra au Théâtre de l’Iris pour une représentation de l’Etranger, d’après l’œuvre d’Albert Camus.

Depuis sa cellule de prison, Meursault nous livre sans concession et sans fioriture son « affaire » dans une succession de flash-backs. Le propos est ici axé non pas sur l’annonce du drame et la succession des faits, mais sur la tragédie de l’homme seul face à un monde figé dans ses certitudes. Cette approche révèle un protagoniste qui, paradoxalement, semble le seul être sensible, l’observateur consterné de la bêtise humaine au pouvoir. Il nous renvoie avec violence les limites de notre société, « où toute personne qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère est susceptible d’avoir la tête tranchée ! ».

Seul en scène, le comédien incarne avec brio tous les personnages et fait surgir avec force la solitude de Meursault, étranger à ce qui lui arrive et condamné davantage pour son indifférence aux normes sociales que pour son crime.

Dans ce premier roman d’Albert Camus affleurent déjà de façon implicite les thématiques de prédilection du Prix Nobel de littérature : l’absurdité de la condition humaine et la façon dont la société, à travers la justice par exemple, tente de fabriquer ou d’imposer des explications rationnelles à nos comportements, refusant que les événements peuvent parfois n’avoir aucun sens.

A venir...

Lundi 9 mars, sortie des 3ème 1, et jeudi 12 mars, sortie des 3ème 4 au Théâtre de l’Iris pour une représentation de « La querelle du Cid »

Coup de projecteur sur Chimène et Rodrigue, deux jeunes amoureux absolus et passionnés qui n’ont d’égaux que Roméo et Juliette. En resserrant l’intrigue sur eux, le rythme de leur histoire devient celui d’une voiture de course qui fait une embardée et que ni l’un ni l’autre ne peut contrôler.

Héritiers désespérés du conflit opposant leurs pères, ils portent le poids d’une haine qu’ils n’éprouvent pas, les plaies d’une mortelle rancune qu’ils ne ressentent pas et la responsabilité d’un devoir de vengeance qui anéantit leurs rêves.

Comment entendre leur désir propre, leur volonté, leur conviction intime de ce qu’il est juste de faire, dans le vacarme du code de l’honneur et du devoir filial que leurs pères ne cessent de faire résonner dans leur esprit ?

Voilà l’inépuisable et passionnante quête de Rodrigue et de Chimène. Une quête qui est peut-être aussi la nôtre. Comment réussir à discerner notre voie personnelle et la suivre, distinguer notre voix intime et la faire entendre aux autres ? Et les meilleurs éclaireurs dans cette recherche sont, nous en sommes persuadés, les artistes et les poètes.